Vendredi 10 juillet 2009


 
 

Sur la page My Space de La Féline, groupe français talentueux et majeur aujourd'hui, vous pourrez trouver 2 remix, absolument incontournables de Three Graces et de Freakin'Out.

Three Graces a été remixé par Mondkopf, le nouveau petit génie toulousain de l'électro dont tout le monde parlera en Septembre. Son remix, très dark, est une pure splendeur.

Freakin' Out a lui été revu par Ricky Hollywood qui est tout simplement le batteur de la Féline. C'est, là encore, brillant.

Vous pouvez écouter ces remix ici:
http://www.mixpod.com/playlist/22860162


Ou sur la page My Space de La Féline, ici:

http://www.myspace.com/lafeline


Cerise sur le gâteau: si vous envoyez un petit message au groupe, ils vous enverront gracieusement les remix en MP3 pour votre i-pod et ce serait vraiment dommage de passer l'été sans ceux-ci.

A noter que plusieurs covers de Three Graces commencent à tourner un peu sur le Net. J'y reviendrai plus longuement bientôt, notamment sur la splendide cover faite par Franck des Chiltons.
 
Par Alex - Publié dans : Une Chanson - Communauté : Musiques
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Mardi 7 juillet 2009
 

Il y a un peu plus d'un an, j'avais découvert Jil is Lucky sur CQFD, avec une chanson incroyable, The Wanderer.
Aujourd'hui, je constate avec bonheur que le groupe tourne (et dans de bonnes salles en plus), commence à avoir un beau succès d'estime, et sort même un très beau premier album, festif, brassant large, et qui devrait rencontrer un plus large public si les radios indie font bien leur boulot.

Comment en effet résister à cette pop tirant largement vers la soul? A la première écoute, on peut penser à Ben Harper, à l'époque où il ne nous les brisait pas encore menu (les premiers albums du Ben sont toujours aussi chouettes), mais ce serait assez réducteur. Car Jil, le compositeur et âme du groupe, est beaucoup trop malin pour se laisser enfermer dans une chapelle.

Prenons par exemple The Wanderer, leur hymne. Le titre commence sur une délicieuse petite intro yiddish, puis les cuivres et les choeurs arrivent, et là, c'est la grande fiesta. Le violon yiddish du début s'invite à nouveau, c'est absolument irrésistible, d'une grande richesse mélodique. Si vous n'esquissez pas un petit pas de danse sur ce titre, on ne peut plus rien faire pour vous, désolé.

Le soin porté aux percussions (When I'm alone), aux cuivres (Judah's Loew's mistake) ou aux choeurs montre que le groupe aime et Otis Redding et Ron Sexsmith, Van Dyke Parks et Al Green. Tout cela fait de Jil is Lucky l'un des groupes français les plus originaux du moment (ca nous change des clones de Placebo et de Noir Desir) et qu'on suivra avec avidité.

Jil is Lucky, c'est ici, sur My Space: http://www.myspace.com/jilislucky
L'album est dispo chez Roy Music, dans toutes les bonnes crèmeries.


The Wanderer
est en écoute et en clip ici:


 
Par Alex - Publié dans : Un Disque - Communauté : Musiques
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Vendredi 3 juillet 2009
 

Je suis lent. Très lent. Et j'écoute les disques lentement. Très lentement.
Ainsi, toute la blogosphère a déjà dit beaucoup de bien du premier album de Toy Fight, Peplum. Depuis des lustres. De même, le journal Magic en a fait son album du mois, en mai je crois.

Mais de mon côté, j'ai besoin d'écouter les disques sans cesse, en boucle, de nombreuses fois avant de donner mon avis.
Aujourd'hui, je sors du bois, je me sens prêt à parler de Peplum, j'ai fourbi mes armes.

Surprise, je trouve l'album des Toy Fight... démentiel (whaa, quelle surprise). Pas excellent, pas bon, pas bien. Démentiel.

Toy Fight est un groupe parisien qui aime Belle & Sebastian et The Go-Betweens entre autres. Je prends ces deux références car ces deux groupes me sont précieux et illustrent tout à fait les ambitions de David, Maxime, Sébastien.

Comme chez Stuart Murdoch et Grant Mc Lennan, leurs mélodies sont travaillées, bichonnées, enluminées. Résultat, il n'y a pas une mélodie faiblarde sur ce splendide Peplum. Pas une seule. Et nous savons tous que c'est très très rare aujourd'hui.
On tape des mains, des pieds, on sifflote, on reprend en choeur les refrains, ce disque est un formidable album pop, déjà un classique, avec des tubes en veux tu en voilà (High Noon, immense, ou Your Own Fireworks), irradiant de bonne humeur, de petites trouvailles jouissives (Les Indes Noires, bijou absolu avec son piano et ses cordes).

Et puis quand on compose une chanson comme A Drum Drum Boy, on a sa place au paradis pop à vie, au coté des Zombies et des Left Banke. Ou à coté de Os Mutantes, tant leur petite bossa Golden Make Up est réussie dans le genre petite ritournelle addictive tropicale (le final est à tomber par terre sur ce titre notamment).

Peplum sera sur les plus hautes marches de mon podium cette année tant chaque écoute me ravit, me fait du bien. C'est un grand disque tout simplement et j'ai enfin trouvé un successeur à mon If You're Feeling Sinister, usé jusqu'à la corde.

Plusieurs excellents titres sont en écoute sur My Space, ici: http://www.myspace.com/toyfight

 
Par Alex - Publié dans : Un Disque - Communauté : Musiques
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Mercredi 1 juillet 2009
 

Le week-end dernier, et pour la deuxième année consécutive, Anne et Gary (qui s'occupent aussi du label Monster K7) organisaient une nouvelle édition du Music For Toys Festival.

Comme j'aime Anne et Gary, qu'ils ont bon goût, et que leur idée est excellente (faire jouer la musique d'un groupe par des instruments-jouets), je me retrouve dimanche soir à l'International pour voir Madame Patate, Tada Tata et Eleanor L. Vault.

C'est Madame Patate qui ouvre la soirée. Elle vient de Belgique, joue seule de la musique électronique qu'elle parsème de cloches, de bruits d'animaux en peluche et de mélodica. Je ne la sens pas très à l'aise dans cet exercice, un peu timide. Pourtant à la fin de son set, lorsqu'elle déroulera une valse sur une petite boite à musique, ce fut un moment de grâce pure. Dommage qu'elle n'ait pas eu assez confiance en elle finalement.

Les Tada Tata semblent elles aussi assez réservées, mais un peu plus démonstratives. Ces demoiselles viennent de Suède et ont joué 30 minutes d'une très belle twee-pop comme seuls les Suédois sont capables de faire. J'ai pensé à Cam (pour ceux qui se souviennent), à des Cardigans (période Life) reprenant Daniel Johnston. C'est frais, enlevé et finalement c'est exactement ce que je voulais écouter ce soir, alors qu'il fait chaud et lourd dehors. Un set brillant, parfait où j'ai tapé du pied.

Puis c'est au tour d'Eleanor L. Vault de jouer. Bon, tout le monde sait que je suis fan de Paul et de sa musique (jusqu'à la distribuer sur PoK), mais objectivement, le gars a un talent fou pour trousser de magnifiques mélodies pop-folk. La nouveauté ce soir, c'est que profitant du thème des jouets, le groupe a donné une interprétation hypnotique de sa musique, relevant presque du domaine de la transe. Certains accords étaient répétés en boucle, donnant cet effet de transe;  c'était très convaincant, original et formidablement réussi. Le groupe jouera même plusieurs morceaux instrumentaux (comme des BO de films imaginaires), les meilleurs moments du concert pour moi.

Le Festival a édité une indispensable compilation que vous pouvez trouver ici:
http://www.musicfortoys.com/

Sinon, on écoute Madame Patate là: http://www.myspace.com/madamepatate
Tada Tata, c'est ici: http://www.myspace.com/tadatata
et Eleanor L. Vault là: http://www.myspace.com/eleanorlvault

 
Par Alex - Publié dans : Un Concert - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Jeudi 25 juin 2009
 

Voici un article presque anachronique. Le nouvel album des Great Lake Swimmers, Lost Channels, est sorti au mois d'avril. C'est un disque d'automne, presque d'hiver, et je n'en parle que maintenant, alors que l'été est là avec son lot de musiques faciles, aguichantes, tortillant des fesses à qui mieux mieux.

Pour expliquer ce billet tardif, je dois malheureusement avouer avoir eu du mal à entrer dans ce nouvel album. J'ai déjà dit qu'il m'avait fait le même effet que The Trials of Van Occupanther de Midlake, je ne pouvais choisir meilleure comparaison. Les premières écoutes m'ont paru soporifiques, rebutantes, pour tout dire chiantes.

Et puis, il m'est arrivé un drôle de truc. J'ai emmenagé temporairement dans un appart où il y'a des travaux quotidiennement. Comme je travaille de chez moi, impossible d'y échapper.

Marteaux piqueurs, coups de masses, perceuses, ouvriers qui crient, rapidement je me suis cru dans un titre de Neu! ou de techno-indus (beurk). Et là, j'ai redécouvert les vertus apaisantes de Lost Channels. Grands espaces (le premier titre, Palmistry, est parfait), musique ample, orchestrée (le très beau New Light), folk boisée (le délicat Everything is moving so fast), guitares qui carillonnent, choeurs pop touchants.
On est un cran en dessous des Grizzly Bears ou  de Sufjan Stevens, mais pas si loin, cet album se révélant finalement très beau et précieux.

Je m'interroge: si je n'avais pas déménagé, peut être aurais-je raté cet album ? Sans doute.
J'ai eu de la chance alors.


L'album est en écoute sur le sites des Great Lake Swimmers: http://www.greatlakeswimmers.com

 
Par Alex - Publié dans : Un Disque - Communauté : Musiques
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Mardi 23 juin 2009

Ca commence à tourner à l'obsession. Je parle de cette chanson partout, à tout le monde, je l'écoute parfois 5 fois de suite, je suis complètement atteint.
A mes yeux, certainement l'une des chansons de l'année 2009, et à coup sur celle qui me donne le plus envie de remuer mon cul.

 
Par Alex - Publié dans : Une Chanson - Communauté : Musiques
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Mercredi 17 juin 2009
 

Peut on aimer un groupe qui met des synthés années 80 partout dans sa musique ? Quitte à sonner un peu cheap ? Et dont le chanteur a une voix un peu agaçante, car un peu geignarde ?

Oui. Par exemple: The Official Secrets Act.

Je les ai découvert en première partie de Art Brut au Nouveau Casino. Et les petits gars ont bien assuré. C'est de la brit-pop branleuse comme Londres est capable d'en débiter aux kilomètres. Sauf que je suis incorrigible et tombe souvent dans le panneau avec ce genre de groupe: j'accroche.

Prenez Momentary Sanctuary, en écoute sur leur My Space: c'est tout de même une putain de chanson, lyrique à souhait, un brin pompière ou héroïque (le clavier pourrait presque faire penser à Muse, au secours), mais j'adore la deuxième partie de la chanson. Et puis en live, c'est un formidable morceau de bravoure.
Rien que pour cette chanson, j'aime ce groupe. Pour le moment. Avant qu'il n'assure les premières parties de U2 sur la tournée de 2010.

Le groupe sera en concert le 1er juillet, à l'affiche du Rock Is Dead Festival, à l'Elysée Montmartre.
Et en écoute ici (surtout Momentary Sanctuary): http://www.myspace.com/officialsecretsact

 
Par Alex - Publié dans : Un Groupe - Communauté : Musiques
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Dimanche 14 juin 2009

Mon immeuble est en travaux. Toute la journée, j'entends des marteaux-piqueurs, des coups de masses contre les murs, des mecs qui braillent que la poulie est mal attachée... Pas facile d'écouter de la musique dans ces conditions.

Détails sur le produit  

Au début, j'ai été déçu par Lost Channels, le nouvel album des Great Lake Swimmers. Il me faisait le même effet que le Trials of Van Occupanther de Midlake: pas immédiat, peu mélodique, et un peu mou du genou. Et puis comme avec Midlake, j'ai compris qu'il fallait apprivoiser cette musique sur le temps, calmement. Aujourd'hui, je comprends les critiques enthousiastes et les partage. Cet album est somptueux.

Détails sur le produit  

J'ai beaucoup réécouté Second Coming des Stone Roses, ces derniers temps. Un album un peu gras du bide, 30 coudées en dessous du premier album. Pourtant, je n'arrive pas à le détester. Begging You a un beat à réveiller Lazare, Love Spreads fonctionne toujours aussi bien. Et puis il y a le meilleur morceau caché du monde de l'univers de la galaxie: un piano de bastringue et un ukulélé pour une pochade joussive digne des Moldy Peaches. J'aime.

Détails sur le produit  

Quoi ? Oui, je réécoute les Ting Tings. Parce que un an après, la hype passée, cet album m'est toujours aussi précieux (je l'avais déjà mis dans mon top 20 des albums de 2008).
10 chansons, 10 tubes pour danser devant son PC. Rien à foutre que la chanteuse soit une peste ou que le groupe ait chopé le melon (est-ce vrai en plus ?). Reste ce disque, qui me permet encore aujourd'hui de bouger ma vieille carcasse.

 
Par Alex - Publié dans : Une Playlist - Communauté : Musiques
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Mardi 9 juin 2009
The Bats, il y a TRES TRES longtemps !   

Comme dirait l'autre, je vous parle d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre : à la fin des années 80, jusqu'au début des années 90, tout amateur éclairé de pop vouait un culte sans retenue au label néo-zélandais Flying Nun. Ce sont les Inrocks qui avaient passé le mot, et perso, j'étais devenu un fan inconditionnel des Chills, des Bats et des Tall Dwarfs. 

Magie des rencontres, après 17 ans d'absence, The Bats sont de retour à Paris pour un concert unique, et bien sûr, j'ai pris mon billet.

C'est Franck du groupe The Chiltons qui a monté cette date. Non sans mal, tant la Mécanique Ondulatoire a justifié une nouvelle fois son statut de salle pourrie sur Paris (le concert a failli etre annulé par la faute du programmateur de la Méca).

19h45, je suis sur place. Ce sont les Chiltons qui ouvrent le set. Franck est un ami, donc c'est toujours un peu compliqué de dire du bien de la musique d'un ami, mais quand même cette pop-ligne claire est idéale pour remonter dans le temps et attendre les Bats. Belles mélodies pop, belles harmonies vocales, je pense à Peter Astor, au The Hit Parade (ces gars étaient géniaux) et me dit que le groupe aurait pu être signé par Sarah Records il y a 15 ans.
 

Puis arrivent nos chouchous, The Bats. Public très nombreux (ca fait plaisir), essentiellement trentenaire, voire quadra. Dans le public, Xavier Boyer de Tahiti 80, les Binoculars au complet, des journalistes... La Mécanique est bien The Place to Be ce soir.

 

Le groupe arrive tranquille, débonnaire. Ils n'ont pas eu le temps de faire leurs balances mais sont prêt en 5 mn. Et dès les premières notes, on est propulsé vers les années 80. Ce jeu de guitare, cette voix, rien a changé, c'est un vrai bonheur. Les  chansons sont toujours aussi bien, ca tient la route, le groupe semble être content d'être là, plaisante avec le public, et tout le monde murmure les chansons avec Robert.

 

En écoutant ces chansons, je me dis que c'est sans doute impossible à un gamin de 20 ans aujourd'hui, qui ne jure que par MGMT ou Ghinzu, d'apprécier cette pop lumineuse qui doit autant au Velvet Underground qu'aux Beatles. Donc je ne pense qu'à moi ce soir, qui ait grandi avec eux, avec ce son, et me régale.

Hier soir, pour moi, les Bats étaient le meilleur groupe du monde. En attendant de se faire détrôner par les Trash Can Sinatras, The Chills ou The Field Mice si un jour ces groupes se reforment ou viennent en France.

On écoute the Bats ici:
http://www.myspace.com/thebatsnz
et The Chiltons ici:   http://www.myspace.com/thechiltons

 
Par Alex - Publié dans : Un Concert - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Samedi 6 juin 2009
 

Après avoir laissé ce blog en friche pendant 1 mois, il me fallait du lourd pour repartir du bon pied. Ça tombe bien: Holden vient de sortir un album captivant, Fantomatisme.

Il existe une poignée d'hurluberlus - dont je fais partie - qui considère le groupe Holden comme l'un des meilleurs groupes pop français du moment. De la décennie. Du siècle. Comme d'habitude, on exagère toujours un peu, on pense même être un peu de mauvaise foi, mais dans le fond, je pense sincèrement ce que j'avance: Holden est immense et intouchable. 

Résumé des épisodes précédents: Holden est un groupe à géométrie variable, formée autour de Mocke, guitariste et arrangeur de talent, et Armelle Pioline.

Leur premier album, L'Arrière-Monde, sorti en 1998, un peu bouillon et souvent ardu, ne laissait pas présager les lumineuses ambitions pop de Pedrolira, Chevrotine et aujourd'hui Fantomatisme. Mais un homme a tout changé: Uwe Schmidt, aka Atom, aka Senor Coconut, producteur inouï et magicien du son de Holden depuis Pedrolira.

Fantomatisme s'ouvre sur ces mots: "Il faut faire attention". N'en jetez plus, fin de la chronique, tout est là pour décrire la musique de Holden: ici il faut faire attention à tout. Aux arrangements, aux changements de rythme, aux mélodies, aux silences, aux mots.
D'une apparente trivialité, la musique de Holden est en fait bourrée de leurres, de trompe l'oeil, de dédales. Si les Animaux du Club en ouverture ne m'a pas totalement convaincu, Dans la Glace avec son hand-clapping un peu brut est ma vraie porte d'entrée dans cet album une nouvelle fois passionnant.
Puis vient Mia, titre important. Electro cheap, ritournelle totalement addictive, grosse basse, le titre me rappelle certains titres des années 80, comme ceux de Mikado. Je me dis que c'est le genre de chanson derrière laquelle court Sebastien Tellier. C'est parfaitement assumé et divinement réussi.
Les arrangements de La Fin d'une Manche sont eux tout simplement hallucinants et fascinants. A la moitié du morceau, le groupe casse complètement le rythme de sa chanson pour y coller un passage un peu jazz, puis la petite boucle électro reprend. Aujourd'hui, je ne vois que le japonais Cornelius pour tenter ce genre de chose. Ou alors, et plus surprenant, les gars de Tortoise, voire Jim O'Rourke.

Tout l'album est du même accabit, d'une audace folle avec des collages dadaïstes à tomber à la renverse. Jamais abscon, le groupe aligne même quelques mélodies imparables (Un Toit Etranger, tube en or massif) que notre chère France rance et frileuse va ignorer superbement, comme d'habitude.
Ceux qui ont du goût auront rejoint ma secte, réécouteront Les Grands Chevals (quelle chanson !), et attendront avec impatience le retour du groupe sur scène (je garde toujours en mémoire leur terrible version de We Travel in Spaceways from Planet to Planet de Sun Ra, à la Cigale, il y a un bail déjà).

On peut écouter Holden ici: 
http://www.myspace.com/holdenfrance

 

Par Alex - Publié dans : Un Disque - Communauté : Musiques
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